L’OFPER paraît disposé au dialogue

16.03.2012

Évaluation du personnel : abandon des diminutions de salaire

 

La suppression des réductions de salaire liées à la 3e évaluation personnelle d’échelon 2 et à l’évaluation d’échelon 1 : telle est la revendication non seulement de garaNto, mais aussi de la Communauté de négociation du personnel de la Confédération (CNPC). Fait réjouissant, l’Office fédéral du personnel (OFPER) a prêté oreille, partiellement, à ce souhait. Ci-après, la réponse de l’OFPER à la proposition que lui a soumise la faîtière le mercredi 25 janvier dernier.

Berne, le 21 février 2012

Évolution du salaire selon l’article 39 OPers : abandon des diminutions de salaire liées à l’évaluation du personnel

Mesdames, Messieurs,

Nous vous remercions de votre lettre du 25 janvier dernier. Dans ce courrier, vous proposez d’apporter une modification aux alinéas 4 et 5 de l’article 39 OPers, lesquels permettent, sous certaines conditions, des réductions de salaire fondées sur les résultats de l’évaluation du personnel. Concrètement, vous contestez à la fois la possibilité d’une diminution de salaire après la 3e évaluation des résultats du travail à l’échelon 2 et la régulation négative du salaire en cas d’évaluation d’échelon 1.

Nous sommes prêts, à l’occasion de la révision de l’OPers en suspens, à mettre sur la table la question de la possibilité de réduction salariale consécutive à la répétition de notes 2 et à en vérifier l’opportunité.

Par contre, nous ne voyons pas la nécessité d’éclaircissements pour ce qui est de l’évaluation d’échelon 1, laquelle présuppose une insuffisance de résultats caractérisée. La réglementation en vigueur confère aux supérieurs hiérarchiques le pouvoir de sanctionner pécuniairement les prestations insuffisantes. Cette disposition est pertinente, notamment lorsque la prestation de travail est nettement insuffisante ou si les personnes concernées ne comprennent pas qu’il leur faut s’améliorer. Quant à savoir s’il convient en conséquence de réduire effectivement le salaire ou de se contenter de le geler, les supérieurs directs seront à même de décider en présence de cas individuels et concrets. Lors de la prochaine période d’évaluation, il s’agira cependant de donner une chance aux employé-e-s concernés d’améliorer leurs résultats, d’éviter leur licenciement et, aussi, de compenser un malus éventuel. Cette réglementation a fait ses preuves dans la pratique.

Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, mes meilleures salutations.

Barbara Schaerer, Directrice OFPER


La CNPC et garaNto ont fait leur boulot; ils attendent maintenant des autres associations du personnel fédéral qu’elles apportent leur pierre à l’édifice à l’occasion des entretiens à venir relatifs à la modification de l’ordonnance sur le personnel de la Confédération (OPers).


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