Manifestation de l'USS sur les salaires: plus de 25'000 personnes dans la rue

11.10.2006

Manifestation de l’USS sur les salaires : plus de 25'000 personnes dans la rue
 
« Maintenant, c’est notre tour : 4 % pour tout le monde, mais plus pour les fem­mes ! »
 
Plus de 25'000 personnes, répondant à l’appel de l’USS et de ses syndicats, se sont ren­dues aujourd’hui à Berne pour manifester dans la perspective des négociations salariales de l’automne et revendiquer haut et fort « 4 % pour tout le monde, mais plus pour les femmes ! » L’atmosphère était pacifique, festive. Mais la détermination des un(e)s et des au­tres était sensible aussi : après de longues années de vaches maigres en matière de sa­laire, « notre tour est venu ».. Plusieurs membres de garaNto de toute la Suisse ont participé à la manifestation pour donner voix aux principales revendications du personnel de la Confédération : en particulier une augmentation des salaires réels et une réforme équitable de PUBLICA.
 
Ewald Ackermann, rédacteur de l’USS + Réd.

Que les manifestants(e)s aient été plus nombreuses que prévu – on en attendait 20'000, prouve que le problème des salaires est un sujet des plus brûlants.

Halte aux discriminations salariales à raison du sexe !
Commençons par les femmes. La nouveauté, c’est non seulement que l’USS et ses fédé­rations font actuellement campagne ensemble sur les salaires, mais aussi que, le cortège des manifestant(e)s a été, pour la première fois, emmené par un solide « Bloc des fem­mes ». Car celles-ci ont marqué la campagne salariale des syndicats de leur sceau, à sa­voir : la revendication de l’égalité des salaires, l’abolition des discriminations salariales scandaleuses dont elles sont toujours et encore les victimes. Pour que les discriminations salariales à l’encontre des femmes disparaissent une bonne fois, il faut accentuer la pres­sion sur les patrons et leurs associations, a souligné Danièle Lenzin, la présidente de co­media, l’une des six oratrices et orateurs de cette manifestation.

Toutes et tous sur la Place fédérale
Elle était pleine à craquer, la Place fédérale, débordant de toutes parts dans les ruelles adjacentes, lorsque les premiers messages de bienvenue furent prononcés dans plusieurs langues de la migration. Sous la houlette bilingue de Christian Levrat, le président du Syndicat de la Communication, les oratrices et orateurs se sont ensuite succédés au micro. Le futur président d’Unia, Andreas Rieger. Dénonçant les « top managers [qui] empo­chent des boni faramineux qu’ils justifient par l’excellent marche des affaires », il lança : « Pourquoi cela n’est-il pas aussi valable pour vous » à une foule dont la réponse se fit entendre à coup de sifflets, de cris et d’applaudissements. Une réponse répétée tout au long de la demi-heure durant laquelle se firent entendre les autres oratrices et orateurs. Pierre-Alain Gentil, le président du SEV, et Doris Schüepp, la secrétaire générale du ssp, dénoncèrent les cadeaux fiscaux que la Confédération veut à nouveau faire aux riches. L’une et l’autre appelèrent les pouvoirs publics à renoncer à leur folie des économies et à redevenir enfin des employeurs corrects. Vania Alleva, la présidente de la commission des migrations de l’USS rappela que les travailleuses et travailleurs de nationalité étran­gère touchent les salaires les plus bas de ce pays et sont « les grands perdants du système des augmentations individuelles ».

« Lutte des classes de haut en bas »
Dernier orateur, Paul Rechsteiner, le président de l’USS dressa le bilan de cette manifes­tation : « Notre pays vit une nouvelle lute des classes. Une lutte des classes de haut en bas. Une lutte des classes des riches contre les gens ordinaires. » Il a aussi souligné que sans la force des syndicats « les choses ne bougeront guère. » C’est pourquoi « Nous de­vons aider la raison économique à s’imposer », car, si « Grâce aux syndicats, les salaires le plus bas sont devenus un scandale » les victoires accumulées suite à la campagne pour des salaires minimaux ne suffisent pas : « Maintenant, il faut encore que les négociations salariales se traduisent par des hausses substantielles pour tout le monde. »

Des revendications justes, car justifiées
Par leur manifestation imposante et pacifique, les syndicats ont fait passer un mes­sage très fort qui ne sera pas sans effets. Lors d’une « prémanifestation », qui a réuni plus que 7’000 personnes, le Syndicat du personnel des transports (SEV) a démontré de ma­nière impressionnante sa volonté de ne pas avaler un démantèlement massif de leurs conditions de travail et de lutter pour une nouvelle convention collective des CFF équivalente à l’actuelle. Gageons aussi que la détermination des membres d’Unia ramènera les patrons de la construction à la table de négociation. Mais les participant(e)s à cette manifestation, provenant de toutes les branches économiques et de toutes les régions du pays ont aussi donné une image de ce qu’est l’USS aujourd’hui. Ils ont en effet montré que les revendi­cations salariales des syndicats sont justifiées et considérées comme justes par la popula­tion. C’est là un message fort et le terreau d’une éventuelle nouvelle mobilisation, si les employeurs ne devaient pas le comprendre lors des négociations salariales à venir. 


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Un but, quatre raisons

La grande manifestation salariale de l’USS et de ses syndicats est l’une des étapes de la campagne salariale que les syndicats mènent sous le slogan « Augmentez les salaires – cap sur l’égalité ! ». Les quatre principales raisons pour lesquelles des hausses de salaire sont revendiquées sont : 

- Il est aujourd’hui plus que temps que soit enfin mis progressivement un terme à la discrimination salariale frappante dont les femmes sont toujours et encore les vic­times.

- Une augmentation substantielle des salaires est justifiée parce que l’économie a re­trouvé une croissance qui n’avait plus été vue depuis longtemps et parce que la situation bénéficiaire des entreprises est très bonne.

- Il est plus que temps aussi qu’après douze années de stagnation des salaires, on com­ble le retard accumulé dans ce domaine par la plupart des salarié(e)s, ce qui est encore plus vrai dans le secteur public.

- Il est plus que temps enfin qu’après des années durant lesquelles les grands mana­gers se sont servis de manière éhontée, les gens ordinaires voient aussi leur tour arriver.
 
Sous l’égide de la Communauté de négociation du personnel de la Confédération (CNPC), garaNto exige pour 2007 la compensation intégrale du renchérissement sur les salaires, dont la moitié au moins sur les rentes de PUBLICA également ; la poursuite du versement de l’allocation unique non assurée de 1,9 %  et une augmentation des salaires réels de 3 %pour tous, étalée entre 2007 et 2009.

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