Davantage de prestations = davantage d’argent

26.10.2013

Bonne nouvelle en provenance du Parlement : le Conseil des États a autorisé davantage de postes, du moins pour le Cgfr. Avant la décision du Conseil des États, en l’occurrence un OUI à la motion Romano, un vif débat s’était engagé au cours duquel la majorité des conseillères et des conseillers aux États s’est révélée compréhensive en priant sans équivoque le Conseil fédéral d’augmenter le Cgfr au plan du personnel (voir le communiqué de presse de Garanto du 24.09.2013).

 

Quoique le Conseil des États veut maintenant et de son côté davantage de postes pour le Cgfr, quelques gouttes d’amertume subsistent : l’augmentation de postes demandée n’est pas chiffrée et les incitations de la Chambre Haute ne prennent malheureusement pas en considération la douane civile. Nos collègues ne portant pas l’uniforme ont besoin, à l’instar du Cgfr, de davantage de soutien au plan personnel, particulièrement  « au front ». Pour cela, Garanto continue de s’engager avec tous les moyens à sa disposition (voir la contribution de notre secrétaire central plus en bas.)

 

Des désagréments menacent non seulement lors des débats annuels budgétaires au Parlement, au cours desquels des politiciens notoires champions de l’épargne arrivent toujours à faire basculer des décisions des deux chambres par des projets d’économies. Là, on oublie sans cesse qu’avec davantage de ressources pour l’AFD, on ne génère pas seulement plus de coûts, mais aussi davantage de recettes pour la caisse fédérale.

 

À ne pas oublier : le programme de consolidation et de réexamen des tâches (CRT 2014) est à notre porte. Là aussi, l’AFD ne doit pas être exemptée de réductions. Garanto s’engagera également pour que ce programme ne se réalise pas au détriment des coûts pour le personnel de l’AFD et continuera de combattre pour davantage de postes.

OZ

La douane civile également a impérativement besoin de nouveaux postes

Dans le cadre des programmes d’allègement, l’AFD a dû supprimer des centaines de postes de travail auprès de la douane civile. Cela a conduit à une situation précaire en matière de personnel qui perdure également aujourd’hui. Pourtant, ce n’est pas suffisant : depuis l’année 2003, de nouvelles tâches ont été confiées à l’AFD d’un ordre de grandeur de 60 postes. Cela ressort du rapport du Conseil fédéral sur l’AFD du 26 janvier 2011 en réponse à  diverses interventions parlementaires *. Quoique les lacunes sont clairement démontrées, le Conseil fédéral n’a pas autorisé le 26 janvier 2011 les places de travail demandées.

 

On ne saurait comprendre le fait que le Conseil fédéral se refuse à accorder des postes supplémentaires à l’AFD, bien qu’ils soient liés à la reprise de nouvelles tâches et, de ce fait, urgemment nécessaires. Garanto exige immédiatement du Parlement l’octroi de 41 postes de travail pour la mise en œuvre des accords internationaux suivants :

  • Accord sur la facilitation et la sécurité douanières (besoin en postes : 20 places) ;
  • Accord de libre-échange (ALE), exportateurs agréés, origine non préférentielle (besoin en postes : 7 places) ;
  • Accord anti-fraude (AAF) et Convention d’application de l’Accord de Schengen (CAAS) – domaine de l’assistance administrative et juridique (besoin en postes : 14 places).

 

C’est uniquement  par l’octroi de postes supplémentaires que l’on garantira que l’AFD puisse maîtriser ses obligations internationales et mettre en œuvre les accords avec la qualité exigée. Après les coupes sombres dans les effectifs du personnel et d’innombrables mesures de réorganisation, ce n’est que justice de voir enfin des postes supplémentaires être également autorisés pour l’accomplissement de ces nouvelles tâches. Il ne s’agit pourtant là que d’un premier pas. Comme auparavant, Garanto exige toujours l’octroi de 200 postes supplémentaires en tout pour la douane civile et le Cgfr.

André Eicher, secrétaire central Garanto


*Rapport du Conseil fédéral du 26.01.2011 sur l’AFD (Cgfr/douane civile) en réponse au postulat Fässler-Osterwalder Hildegard du 24.09.2008 (08.3513), à la motion Fehr Hans du 23.09.2008 (08.3510) et au postulat de la Commission de politique de sécurité du CE du 24.08.2009 (09.3737).


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