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Retraite

Compensation du renchérissement PUBLICA

Le président central Jean-Luc Addor a donné suite aux demandes de l'assemblée des délégués du 13 juin et envoyé une deuxième lettre à la présidente de la Confédération Keller-Sutter.

 

(Berne, le 23 septembre 2025)

Demande de compensation du renchérissement pour les retraités affiliés à PUBLICA

 

Madame la Présidente de la Confédération,

En tant que syndicat représentant le personnel des douanes, Garanto s'adresse à vous sur mandat de l'Assemblée des délégués (AD) du 13 juin 2025, qui a approuvé deux propositions concernant la situation des rentes de retraite versées par PUBLICA.

 

Les retraités qui ont travaillé dans l'administration fédérale sont confrontés depuis des années à une perte progressive de leur pouvoir d'achat, aggravée par l'augmentation du coût de la vie et des dépenses fixes, en particulier dans les domaines de la santé, du logement et de l'alimentation.

 

Depuis sa création, soit depuis près de 20 ans, PUBLICA n’a accordé aucune augmentation sur les rentes de ses affiliés pour compenser ce renchérissement. Les pertes subies par les retraités sont donc considérables, d’autant plus si l’on prend en compte l’explosion des primes d’assurance-maladie, dont l’impact est encore plus lourd pour nos aînés.

 

Contrairement au personnel actif, les retraités ne bénéficient d'aucune compensation du renchérissement, ce qui pèse de plus en plus lourdement sur leur qualité de vie.

 

L'AD a donc décidé de

  • réaffirmer la nécessité d'une compensation du renchérissement sur les rentes de retraite, afin de garantir une pension digne et durable dans le temps ;
  • demander un engagement politique constant de la part des autorités compétentes pour la reconnaissance de ce droit, notamment par le biais d'un dialogue avec les syndicats et les partenaires sociaux ;
  • demander une plus grande transparence et clarté dans les critères utilisés par PUBLICA et le DFF pour évaluer la possibilité d'adapter les rentes.

Nous sommes conscients des défis techniques et financiers liés à l'ajustement des rentes, mais nous estimons que cela ne peut justifier à long terme l'absence de mesures correctives, ni le maintien d'une situation qui risque de compromettre la dignité des retraités.

 

Garanto demande donc :

  1. la réintroduction d'un mécanisme d'ajustement régulier ou au moins partiel des rentes au renchérissement ;
  2. à défaut, que le versement d'une indemnité extraordinaire soit envisagé afin d'atténuer les effets de l'inflation.

 

Nous comptons sur la sensibilité des autorités concernées.
Dans l'attente de votre réponse, nous vous prions de croire, Madame la Présidente de la Confédération, à l’expression de notre haute considération

Syndicat Garanto

Jean-Luc Addor

Président

Conseiller national

 

Voici la lettre en PDF

Rémunération minimale de l’avoir de vieillesse chez PUBLICA: Garanto critique vivement cette décision

L’an dernier encore, Garanto et les autres associations du personnel de la Confédération ont protesté auprès de l’Organe paritaire de la Confédération (OPC) contre la décision sur le taux d’intérêt minimal. Notre critique : par cette décision, l’OPC voulait manifestement donner un signal, mais sans l’expliquer aux assurés.

 

Quelle est la stratégie à long terme ?

Nous avons critiqué l’absence de stratégie à long terme de l’OPC. La prévoyance professionnelle est orientée sur un horizon temporel de plusieurs décennies. Pour les personnes assurées, les fluctuations à court terme importent moins que la réalisation d’un objectif de prévoyance défini et la garantie à long terme des rentes.

 

Les assurés financent les mesures d’assainissement

Un taux d’intérêt aussi bas signifie de fait une mesure d’assainissement financée exclusivement par les assurés. Ce qui contredit l’esprit de la prévoyance professionnelle, selon lequel l’employeur doit aussi participer à de telles mesures. Nous ne sommes pas d’accord que l’OPC nie ce principe.

 

Représentant de Garanto à l’OPC, Bernd Talg affirme : « Cette décision ne réjouit personne du côté des employés. À la première séance du 17 novembre, le personnel a demandé 1,25%, parce que tous les experts en caisses de pension nous prédisaient un meilleur potentiel de rendement. Nous n’avons pas trouvé d’accord jusqu’au 13.12.22. Le taux de couverture de Publica, de 97,3% le 9 décembre, a servi de point de départ. Aucune des parties ne voulait prendre de mesures d’assainissement, et donc réduire la compensation du renchérissement par une augmentation des cotisations. Les patrons ont menacé de transférer la décision à la commission de la caisse en cas de désaccord persistant, ce que nous avons refusé. Si contrairement à toutes les prévisions négatives, le taux de couverture augmente en 2023, nous, représentants du personnel de l’OPC, exigerons immédiatement un taux d’intérêt plus élevé ».


Le président et le vice-président de l’OPC maintiennent leur décision dans une lettre. Garanto et les autres associations du personnel de la Confédération vont chercher au plus vite le dialogue avec la nouvelle Conseillère fédérale.

Age de la retraite 65/64 Cgfr

Nous avons publié notre position le jour de la décision du CF. Néanmoins, en collaboration avec swisspersona, nous avons écrit une lettre à l’ensemble du Conseil fédéral. Nous n’avons pas l’espoir que cette lettre va encore changer quelque chose à la décision. Mais nous sommes de l’avis que le Gouvernement doit savoir comment cette décision a été accueillie par un corps toujours très loyal et quelles cicatrices elle laisse derrière elle. Enfin, nous espérons qu’avec les Conseillères fédérales nouvellement élues commence une ère quelque peu plus consciente du personnel.

Age de la retraite du Cgfr à 65 ans / Egalité de traitement avec les instructeurs!

La décision du Conseil fédéral de raccourcir la période transitoire pour la retraite à 65 ans nous préoccupe. Garanto a profité du congrès de l’USS pour dire son mécontentement au Conseiller fédéral Alain Berset après son intervention. Le CF Alain Berset a fait preuve de compréhension envers nos préoccupations. Il a demandé à Garanto de s’adresser directement au DFF. Selon lui, la réunion du 30 novembre n’a pas donné lieu à de grandes discussions, mais la décision a été prise rapidement. Garanto a été informé de la brièveté de la période transitoire, mais s’est à chaque occasion prononcé en faveur de la solution minimale 45/18 en soulignant qu’une solution moins bonne n’était pas praticable. Malheureusement, nous ne connaissons pas le rôle joué par le Directeur général des douanes dans cette affaire. S’est-il aussi engagé pour les jeunes gardes-frontière?

Le même jour, le DDPS a communiqué de manière beaucoup plus détaillée. Nous exigeons donc l’égalité de traitement, ce qui signifie

  • 23 années de service, y compris la formation professionnelle initiale
  • Une indemnisation pour la prolongation de la durée de vie active

Maximum une demi-rente transitoire (environ CHF 70’500) sera versée, car désormais en cas de retraite anticipée, l’employeur ne couvrira plus que 50% des coûts de la rente transitoire en moyenne. Le calcul doit être pondéré par le nombre d’années de service. Le montant maximal doit être payé après 22 ans de service, avec une réduction de 4,5% pour chaque année de service manquante.

  • Des jours de compensation supplémentaires pour contribuer à la meilleure conciliation des vies privée et professionnelle, et en contrepartie de l’augmentation du stress physique et psychologique.
  • Garanto veut être impliqué dès le début dans les travaux de la révision de l’ORCPP.

Ces exigences sont présentées aujourd’hui encore au DFF.

Ce compromis est inacceptable!

Le Conseil fédéral a décidé d’élever l’âge de la retraite de 60 à 65 ans pour les nouveaux collaborateurs et les employés des catégories de personnel particulières de moins de 50 ans. Il ignore donc les préoccupations justifiées des gardes-frontière et provoque de gros problèmes de recrutement.

Le relèvement de l’âge de la retraite constitue une atteinte grave à la vie professionnelle et privée des collaborateurs concernés. Le travail irrégulier et de nuit porte atteinte à la santé, cela a été prouvé scientifiquement depuis longtemps, raison pour laquelle un âge de la retraite plus précoce pour les gardes-frontière se justifie. Le Conseil fédéral concrétise ainsi une annonce faite en juin 2017 et relève l’âge de la retraite pour les employé-e-s de moins de 50 ans et les nouveaux collaborateurs.

 

Le Président central Roland Liebi déclare: «Le syndicat Garanto n’a pas rejeté un compromis. Nous aurions pu accepter l’âge de la retraite à 65 ans pour les moins de 45 ans ou ceux ayant moins de 18 ans de service. Mais le Conseil fédéral a considérablement aggravé ce compromis».

 

Garanto exige une importante adaptation des concepts de carrière pour toutes celles et ceux qui doivent maintenant travailler jusqu’à 65 ans. Nous exigeons des adaptations au niveau des horaires de travail, des matériaux et des fonctionnements. Les personnes concernées qui atteignent l’âge de 55 ans doivent assumer moins de services de nuit. Les équipements personnels doivent être plus légers et mieux protéger la santé. 

Age de la retraite à 65 ans pour le Cgfr

Les associations du personnel de Garanto, Transfair et swisspersona ont réitéré leur position contre l’élévation de l’âge de la retraite à 65 ans, dans une lettre au Conseiller fédéral Ueli Maurer datée du 15 juin.

La lettre était accompagnée des résultats de l'enquête, indiquant clairement que «les collaborateurs active  des deux catégories particulières de personnel souhaitent conserver leur âge de départ à la retraite».

Les trois associations se sont prononcées en faveur du règlement transitoire ancien/ancien, car «nous estimons que l’acceptation de ces révisions est sérieusement menacée sans cette protection, justifiée notamment par le fait que la plupart des salariés ont déjà dû accepter un relèvement de l'âge de la retraite. Nous craignons la démotivation pouvant conduire à des humeurs explosives chez les collaborateurs jeunes et âgés. Elle aurait pour conséquence de menacer durablement la confiance des personnes concernées. Leur loyauté est inutilement mise à l'épreuve avec le risque d'affaiblir la sécurité de notre pays».

Garanto a répété ces exigences le 20 juin, dans une lettre au Directeur Christian Bock.