Garanto vérifie la mise en œuvre du mandat du Conseil fédéral
La vue d’ensemble des futurs profils opérationnels publiée le 9 décembre par l’OFDF a suscité de nombreuses réactions. Garanto constate qu’il est loin de partager toutes les orientations proposées par l'OFDF. De nombreux employés concernés sont inquiets et se posent des questions à ce sujet.
Selon Garanto, le nouveau profil « Collaborateur spécialisé Douane » devrait donc être accessible aux réviseurs en tant que possibilité d'évolution. Aujourd'hui déjà, ils effectuent de nombreuses tâches dans ce domaine.
De plus, les centres de compétences précédemment mentionnés, chargés de garantir les connaissances spécialisées en matière douanière, font totalement défaut. Garanto estime toutefois que l'OFDF et l'économie continuent de dépendre de ces compétences et de ces connaissances spécialisées. Bien que certaines propositions de Garanto aient été reprises, des doutes subsistent quant à la préservation du savoir-faire douanier, mission initialement prévue via la création de centres de compétences. Garanto poursuivra son engagement afin que cette expertise essentielle soit maintenue et que les intérêts des membres soient défendus.
Lettre à la Conseillère fédérale : les connaissances spécialisées doivent être préservées
C’est pourquoi Garanto a adressé le 17 décembre une lettre à la conseillère fédérale et cheffe du DFF, Karin Keller-Sutter, afin de lui signaler cette situation préoccupante : les orientations communiquées la semaine dernière s’écartent trop de celles du 26 septembre 2024, en particulier en ce qui concerne les spécialistes en douane et les réviseurs sans Allegra.
Les spécialistes en douane sans Allegra ont, à part de la fonction « Collaborateur spécialisé Douane », seulement la possibilité d’accéder à de nouvelles fonctions et à de nouveaux postes qui pourraient être créés au cours des prochaines années. La lettre du directeur mentionne également cette option. Toutefois, il n’est pas certain que cela suffise à préserver les connaissances douanières sans la création de centres de compétences.
Cet aspect est d’autant plus important que certains spécialistes en douane sont intéressés par cette perspective, notamment ceux sans Allegra qui ne veulent ou ne peuvent pas devenir spécialistes en douane et sécurité des frontières.


