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Actualité

Discussions salariales avec la CF Karin Keller-Sutter : compensation du renchérissement dégressive

Le 2 mai, Garanto a rencontré la CF Karin Keller-Sutter pour une nouvelle discussion salariale. Garanto et les associations du personnel ont insisté sur la pleine compensation du renchérissement, actuellement de 2,2%. Le renchérissement effectif ne pourra toutefois être déterminé qu’en fin d’année.

 

Le budget de la Confédération ne prévoit qu'un pour cent. La Conseillère fédérale s’est de nouveau référée à la sombre situation financière du budget fédéral, qui n’a pas changé depuis la dernière discussion. Garanto a proposé d’envisager une autre répartition, une compensation dégressive du renchérissement. Cela signifierait que les classes salariales inférieures recevraient la totalité de la compensation du renchérissement. La CF Karin Keller-Sutter a réagi positivement à notre proposition et a donné à l’OFPER un mandat pour sa mise en œuvre. La séance décisive n’aura toutefois lieu qu’à la mi-novembre.

Il souffle un vent nouveau: l’OFDF tient compte des préoccupations sécuritaires des associations

Ces derniers jours et semaines, le vent a tourné et provoqué un changement de cap extrêmement bienvenu à nos yeux. L’OFDF prend enfin au sérieux les associations du personnel. C’est probablement dû à la nouvelle cheffe du département Karin Keller-Sutter, qui a entendu nos objections. Mandaté par le DFF, l’ancien Conseiller d’État argovien Urs Hofmann est désormais un médiateur à l’œuvre ayant soigneusement évalué nos objections.

Dans notre argumentation sur le projet de règles d’engagement à 360°, nous avons mis en doute la légalité de l’utilisation des armes à feu. De plus, nous avons critiqué la formation insuffisante en matière de sécurité et d’armes dans ALLEGRA et chez les spécialistes. Le DFF a compris nos objections et a pris cette semaine quelques mesures en concertation avec l’OFDF et nous :

  • L’OFDF précise l’art. 232 de l’ordonnance sur les douanes et définit des règles claires pour les engagements à 360°. Incontestablement, l’armement est juridiquement possible lors de tels engagements selon l’art.228 de l’OD.
  • Organisation d’une table ronde sur la formation en matière de sécurité et d’armes à feu dans ALLEGRA et chez les spécialistes
  • Pour toutes les affaires concernant le personnel, les associations seront désormais consultées à temps.

Pour le personnel aussi, il a enfin valu la peine que garaNto élabore une argumentation détaillée et continue à défendre obstinément ses objections. Nous avons ainsi réussi une percée importante, qui garantit aussi à l’avenir la sécurité et la protection juridique sur le lieu de travail.

Mais nous savons également que nous sommes loin d’être au bout de nos peines. Les négociations difficiles continuent. Un grand merci à tous pour vos réactions, même critiques.

Rémunération minimale de l’avoir de vieillesse chez PUBLICA: Garanto critique vivement cette décision

L’an dernier encore, Garanto et les autres associations du personnel de la Confédération ont protesté auprès de l’Organe paritaire de la Confédération (OPC) contre la décision sur le taux d’intérêt minimal. Notre critique : par cette décision, l’OPC voulait manifestement donner un signal, mais sans l’expliquer aux assurés.

 

Quelle est la stratégie à long terme ?

Nous avons critiqué l’absence de stratégie à long terme de l’OPC. La prévoyance professionnelle est orientée sur un horizon temporel de plusieurs décennies. Pour les personnes assurées, les fluctuations à court terme importent moins que la réalisation d’un objectif de prévoyance défini et la garantie à long terme des rentes.

 

Les assurés financent les mesures d’assainissement

Un taux d’intérêt aussi bas signifie de fait une mesure d’assainissement financée exclusivement par les assurés. Ce qui contredit l’esprit de la prévoyance professionnelle, selon lequel l’employeur doit aussi participer à de telles mesures. Nous ne sommes pas d’accord que l’OPC nie ce principe.

 

Représentant de Garanto à l’OPC, Bernd Talg affirme : « Cette décision ne réjouit personne du côté des employés. À la première séance du 17 novembre, le personnel a demandé 1,25%, parce que tous les experts en caisses de pension nous prédisaient un meilleur potentiel de rendement. Nous n’avons pas trouvé d’accord jusqu’au 13.12.22. Le taux de couverture de Publica, de 97,3% le 9 décembre, a servi de point de départ. Aucune des parties ne voulait prendre de mesures d’assainissement, et donc réduire la compensation du renchérissement par une augmentation des cotisations. Les patrons ont menacé de transférer la décision à la commission de la caisse en cas de désaccord persistant, ce que nous avons refusé. Si contrairement à toutes les prévisions négatives, le taux de couverture augmente en 2023, nous, représentants du personnel de l’OPC, exigerons immédiatement un taux d’intérêt plus élevé ».


Le président et le vice-président de l’OPC maintiennent leur décision dans une lettre. Garanto et les autres associations du personnel de la Confédération vont chercher au plus vite le dialogue avec la nouvelle Conseillère fédérale.

Les associations de personnel ont obtenu une amélioration de la compensation du renchérissement

Lors de la troisième ronde de négociations salariales, les associations du personnel et le conseiller fédéral Ueli Maurer se sont mis d'accord sur une compensation du renchérissement de 2,5% pour le personnel de la Confédération ainsi que sur la poursuite des discussions l'année prochaine. Le Conseil fédéral vient de confirmer le résultat de ces négociations.

Le contexte des négociations était difficile. D'une part, les finances fédérales sont actuellement soumises à une pression croissante. D'autre part, les attentes des employé.e.s étaient légitimement élevées en raison du fort renchérissement (prévision de 3,0 %) et de l'augmentation des primes d'assurance maladie (de 6,6 % en moyenne). De plus, le taux de chômage n'a jamais été aussi bas depuis 20 ans et la Confédération doit pouvoir continuer à recruter du personnel bien qualifié.

Avec les 2,5% convenus, il a été possible de négocier un compromis qui, compte tenu du contexte, est satisfaisant et nettement plus élevé que les moyens inscrits au budget 2023 pour le renchérissement. Il est toutefois évident que le renchérissement qui n'a pas encore été compensé devra être accordé l'année prochaine. Si tel n’était pas le cas, cela signifierait de facto une baisse du pouvoir d'achat des employé.e.s de la Confédération. Les partenaires sociaux ont donc convenu que les discussions à ce sujet se poursuivraient l'année prochaine.

La compensation du renchérissement est amplement méritée par les collaborateurs et collaboratrices de la Confédération qui, après la période Covid, seront confronté.e.s sans transition aux prochains défis tels que le flux de réfugié.e.s en provenance d'Ukraine et la préparation à une éventuelle crise énergétique.

Attention : tous ceux/toutes celles qui sont en garantie de salaire en raison d'une modification de contrat ne reçoivent pas de compensation du renchérissement selon l'art. 52a al. 2 OPers et ne bénéficient pas non plus de l'évolution salariale

Suppression des droits industriels seulement avec l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur les douanes

Garanto s’est fermement opposé à la suppression des droits industriels, qui implique une perte annuelle de recettes de 600 millions de francs. L’entrée en vigueur est prévue pour le 1.1.2024. Le Conseil fédéral met maintenant en discussion une entrée en vigueur plus tardive de la mise en œuvre (voir le rapport complémentaire du Conseil fédéral du 19 octobre 2022). Garanto soutient un report.

 

Conséquences sur les finances fédérales

Garanto a toujours mis en garde quant aux conséquences sur les finances fédérales. Lors de l’examen de la loi, l’estimation était de 500 millions de francs, et dans la planification financière, le montant a désormais augmenté de 100 millions. Garanto trouve cette suppression irresponsable et inutile.

 

Couplage avec la LE-OFDF

Garanto est favorable à une entrée en vigueur différée de la suppression des droits industriels, aussi pour des raisons de congruence avec la transformation au sein de l’Office fédéral de la douane et de la sécurité des frontières. La suppression a été justifiée par le soutien des objectifs de Dazit, des simplifications de processus plus poussées et des allègements pour l’économie. Garanto estimait alors que : Selon l’article 1 inchangé de la loi sur le tarif des douanes, toutes les marchandises importées et exportées doivent en principe continuer à être classées correctement, même les marchandises admises en franchise, donc exemptées de droits de douane. De plus, le classement correct des marchandises est indispensable à la statistique du commerce extérieur pour l’économie suisse orientée vers l’exportation, pour l’application correcte des règles d’origine, la perception d’autres redevances (TVA, tabac, spiritueux, CO2, impôt sur les huiles minérales, etc.), et enfin au sein de l’AFD pour l’analyse des risques basée sur des données. Présidente centrale, Sarah Wyss affirme : « Maintenant que nous constatons la lourdeur de la nouvelle loi LE-OFDF, nous plaidons pour que la suppression des droits industriels soit couplée à l’entrée en vigueur de la LE-OFDF. Ainsi, le plan financier pourra être allégé ».

Le travail de nuit engendre des risques dans tous les domaines

Travailler la nuit ne convient à quasiment personne, et pas seulement pour des raisons de santé. Pourtant, près d’un cinquième des salari-e-és travaillent régulièrement de nuit, notamment dans le secteur de la santé, la police et les services de sécurité. Le psychisme en souffre, tout comme la vie sociale, et parfois aussi la carrière professionnelle. Entretien avec le chercheur sur le sommeil Martin Meyer.

À Bâle, le Centre de chronobiologie rattaché aux cliniques psychiatriques universitaires est l’un des principaux centres mondiaux de recherche sur le sommeil. Cette discipline n’étudie pas seulement les troubles du sommeil, mais aussi l’horloge interne qui rythme le sommeil et la plupart des processus métaboliques.

Le sommeil est principalement régulé par deux facteurs: la fatigue diurne – combien de temps on reste éveillé – et l’horloge interne (dans le jargon technique, le rythme circadien). Selon cette horloge interne, le cerveau déclenche en secrétant des hormones le sommeil le soir et le réveil le matin. Travailler de nuit représente donc un défi particulier pour l’être humain, qui doit alors faire exactement le contraire de ce que son cerveau ordonne.

Chronobiologiste, le docteur Martin Meyer, nous a éclairés sur les problèmes, les défis, les stratégies et les mesures à prendre dans le cadre d’un travail de nuit.

Docteur Meyer, les hôpitaux travaillent eux aussi 24 heures sur 24. Comment les établissements médicaux le gèrent-ils?

Chaque médecin assistant qui travaille en équipe fait l’objet d’un contrôle de santé permanent, en particulier les personnes souffrant de diabète, d’hypertension et de surpoids, et les personnes plus âgées. Ces facteurs de risque, pénibles pour le travail par quarts, sont pris en compte dans l’évaluation. En particulier les personnes de plus de 50 ans ont certes plus d’expérience de la vie et savent où sont leurs limites, mais elles s’adaptent moins bien au travail de nuit. Elles dorment moins bien et moins souvent de jour, et récupèrent donc moins bien d’un travail de nuit. Nous recommandons de ne plus faire de travail de nuit à partir de 50 ans.

Quels sont les facteurs externes à prendre en compte?

Un trajet plus long pour se rendre au travail, une deuxième profession, des obligations privées et sociales constituent une charge particulière et déterminent en partie l’aptitude des médecins assistants à travailler de nuit.

Quels effets secondaires typiques constate-t-on pendant la journée chez les personnes travaillant de nuit?

Les effets secondaires sont très individuels. Quand on dort le jour, on est plus fatigué, plus irritable, on a de mal à se concentrer, on a plus souvent des maux de tête et des troubles de l’appétit que d’habitude, ce sont les observations de la médecine du sommeil. Les conséquences sont souvent le manque de motivation et la dépression, la consommation de somnifères et d’alcool, l’obésité. En outre, certaines personnes souffrent de stress social, car leur vie sociale est affectée par le travail de nuit. Le travail du week-end et pendant les jours fériés complique encore la situation.

Y a-t-il des maladies plus fréquentes chez les personnes travaillant de nuit?

Il y a davantage de cas de cancer, en particulier de cancer du sein, d’obésité, d’hypertension, de diabète et de démence. Mais aucune étude n’a prouvé jusqu’ici une causalité, c’est-à-dire un lien expliqué.

Quels sont les risques professionnels auxquels il faut s’attendre pendant un travail de nuit?

La mémoire, la concentration  sont réduits, le pire étant entre 4 et 6 heures du matin. C’est pendant ces deux heures que la plupart des catastrophes arrivent. Les erreurs et mauvaises décisions se multiplient. Il serait plus sage de fixer le changement d’équipe à 4 heures au lieu de 6 heures. Le retour à la maison aussi constitue un danger.

Qu’est-ce que l’employeur devrait enseigner aux personnes travaillant de nuit?

Qui rentre à la maison après un travail de nuit doit clairement savoir que le risque d’accident croît en raison de la somnolence et de l’inattention. Ce risque augmente avec l’âge. Nous recommandons de faire une sieste avant de partir, surtout si le trajet de retour est long. À cause de la monotonie, une heure de conduite sur autoroute, c’est le pire. Je recommanderais aussi: formez votre personnel pour qu’il comprenne bien qu’il n’est pas toujours fonctionnel en travaillant la nuit. C’est une période exigeant une protection particulière, car il y a plus d’erreurs et plus de prises de risques. Plus on est fatigué, plus on est impulsif. On ne change pas sa boussole morale, mais on fait des erreurs, on prend de mauvaises décisions, une sorte de diminution de la capacité de décision. De plus, il est beaucoup plus fréquent de ne pas remarquer ses propres erreurs, l’autoévaluation est très peu critique. Dans les hôpitaux, des procédures standards spéciales existent pour la nuit: chaque action doit être contrôlée et il faut s’en tenir strictement au protocole.

Quid de la conscience professionnelle et de la ponctualité?

Les personnes travaillant par quart sont en général très ponctuelles et consciencieuses. Qui n’arrive pas au travail à 6 heures mais seulement à 8 heures se rend très impopulaire au sein de l’équipe. La ponctualité n’est en principe jamais un problème.

Quelles sont les astuces permettant de bien préparer le travail de nuit?

La veille du travail, c’est une aide de boire du café, ingérer de la caféine. Si le protocole le permet, il faut aussi s’accorder une «turbo sieste» pendant la nuit. Sinon, il faut rester actif en permanence pour que le corps ne ralentisse pas. Nous recommandons de faire des pauses actives, c’est-à-dire de bouger régulièrement au grand air et se libérer la tête. C’est ainsi que se dépassent les crises.

Comment jugez-vous la situation du personnel plus âgé quand il est confronté pour la première fois dans sa viel professionnelle au travail de nuit?

Pour lui, le travail de nuit représente un changement gigantesque. Non seulement pour sa santé, mais aussi pour tout son entourage. Le Suisse moyen vit en couple, a des obligations privées, des amis. Tout cela disparaît. C’est un énorme changement du rythme de vie - pour tout le système social. Les thérapeutes disent que la phase de transition dure généralement plusieurs mois. C’est un processus impossible à parcourir en quelques jours.

Quel emploi du temps recommanderiez-vous la journée avant le travail de nuit?

Les personnes travaillant de 5h à 12h qui commencent ensuite à travailler de nuit dès 22h sont confrontées à une difficulté: en mangeant à midi après le travail, elles ont du mal à dormir ensuite. Mais il serait important de dormir de 13 à 16 heures par exemple. Avant le travail de nuit, il devrait y avoir un souper et, si possible aussi une «turbo sieste». Par contre, les personnes travaillant plusieurs nuits de suite devraient décaler leur emploi du temps, notamment le sommeil et les heures de repas, en fonction des heures de travail. Cela signifie «dîner» au milieu du travail et ne se coucher qu’en fin de matinée, mais dormir plus longtemps.

Quelle est la meilleure façon de récupérer du travail de nuit pour un bon retour à la normale?

Je recommande une activité physique légère plutôt que de rester allongé, comme la marche, le vélo ou le jardinage; entretenir des contacts sociaux, manger régulièrement, se détendre. Il est important de passer du temps à l’extérieur pour se laisser à nouveau guider par la lumière et soutenir son horloge interne.

Quels sont les signaux d’alarme typiques indiquant que la personne souffre du travail de nuit?

La fatigue, les troubles du sommeil, l’insomnie, l’augmentation de la consommation d’alcool, l’irritabilité, le manque d’énergie, la tendance dépressive et l’évitement des contacts sociaux.

Une attitude positive est-elle importante pour mieux gérer le travail de nuit?

Une attitude fondamentalement positive vis-à-vis de la nuit aide certainement. Souvent, la motivation est monétaire, car le travail de nuit est mieux rémunéré. C’est important et juste, mais en même temps cela incite à travailler davantage la nuit, ce qui peut aussi mal tourner. La surveillance de la santé est donc importante, par un médecin spécialement formé à cet effet et qui peut dire de manière concluante que le travail en équipe n’est plus indiqué pour la personne. Il est important de ne pas avoir de désavantages professionnels pour le personnel lorsqu’un médecin dit que le travail de nuit n’est plus supportable pour quelqu’un.

Compensation intégrale du renchérissement pour le personnel de la Confédération 2023

Ce printemps, les associations du personnel de la Confédération ont obtenu que le budget prévoie 2% pour compenser le renchérissement. Mais entre-temps, le taux de renchérissement a grimpé à 3,5%. La pleine compensation du renchérissement en 2023 n’est absolument pas assurée pour le personnel de la Confédération. Raison pour laquelle l’APC a lancé une pétition, qui sera remise au Conseil fédéral le 7 novembre lors de la ronde de négociations salariales.

 

La pétition peut être signée ici.

Bashing injustifié contre le personnel de la Confédération

Une étude de l’Université de Lucerne sur l’emploi public et parapublic en Suisse a suscité de nombreux articles de presse, surtout en Suisse alémanique. Le personnel de la Confédération gagnerait nettement plus que celui de l’économie privée. Un salaire moyen de 117’000 francs a été calculé.

 

Rien de tout cela n’est vrai. L’étude présente des erreurs techniques, car elle compare des pommes et des poires. Le salaire moyen a été calculé avec des données salariales inadaptées et l’administration d’environ 40’000 employé-e-s a été comparée à l’ensemble du secteur privé comptant bien plus de 4 millions de salarié-e-s. Ces derniers comprennent également des secteurs à bas salaires comme la restauration, le commerce de détail ou la construction. Il n’est donc guère surprenant que le salaire moyen de l’administration fédérale soit supérieur à celui de l’ensemble du secteur privé.

 

On ne peut pas parler d’une croissance des dépenses en personnel dans l’administration fédérale. Comme les explications relatives à l’intervention Guggisberg (21.3512) l’indique, la part par rapport aux dépenses totales ordinaires de la Confédération est restée stable à environ 8% ces dix dernières années.

 

Coïncidence ou pas ?

Lors de la première semaine de la session, l’UDC a poursuivi son bashing en déposant six interventions parlementaires, avec des motions exigeant que le personnel de la Confédération soit soumis au CO et que l’effectif du personnel soit réduit à 35’000 postes. Elle s’en prend également aux soi-disant privilèges (22.3963, 22.3962, 22.3961, 22.3960, 22.3959, 22.3957, 223934). Il est temps de disposer de données claires. Notre présidente Sarah Wyss et la présidente de l’APC y ont veillé en déposant une interpellation (22.4066 et 22.4065).

Le Conseil fédéral ignore les conclusions de la CdG

Publiée hier après-midi, la prise de position du Conseil fédéral sur les recommandations de la CdG-E concernant la transformation de l’AFD en OFDF irrite Garanto. Le gouvernement ne veut pas donner suite à certaines de ces recommandations. Ainsi comme exécutif, il ne prend pas assez au sérieux l’enquête de la CdG-E dans son rôle de haute surveillance, et sape ainsi la confiance dans la séparation des pouvoirs en Suisse, et pas seulement pour Garanto.

 

En effet, les recommandations du rapport de la CdG correspondent en grande partie aux demandes formulées depuis longtemps déjà par Garanto. « Pour nous, il reste clair que la transformation organisationnelle réelle en OFDF doit être interrompue jusqu’à l’entrée en vigueur des bases légales », déclare Heidi Rebsamen, secrétaire centrale de Garanto. La présidente et conseillère nationale Sarah Wyss affirme : « Nous saluons la décision du Conseil fédéral d’attendre l’entrée en vigueur de la révision de la loi pour armer les employé-e-s civils des douanes. Mais l’uniforme des spécialistes civils des douanes doit aussi être annulé. En effet, un uniforme ne peut pas être assimilé à une simple tenue de service (art. 70 OPers). Les gardes-frontière en uniforme portent une arme. Les spécialistes civils des douanes portant le même uniforme ne se sentent pas en sécurité lors des contrôles communs. Dans une situation de danger, il est impossible de distinguer qui est effectivement armé. Ils sont ainsi exposés à un grand risque ».

 

La transformation culturelle vantée par le Conseil fédéral se fait de manière unilatérale, ce qui a aussi été critiqué plusieurs fois par Garanto. Nous voulons une véritable transformation culturelle qui intègre les deux cultures Douane et Cgfr. De plus, Garanto demande une meilleure prise en compte du personnel de l’OFDF, notamment de l’expertise des spécialistes des douanes et des gardes-frontières, avant de prendre des décisions professionnelles importantes.

Nouvelle loi sur les douanes : intégrer les personnes concernées, leur expérience et leur savoir dans le processus parlementaire

L’OFDF est en transformation. En juin encore, la CdG-E a critiqué le Conseil fédéral pour les faits accomplis créés avec cette transformation, sans nouvelle base légale. Le Conseil fédéral a jugé inutile de communiquer qu’il avait accepté la révision totale le 24 août. «C’est avec étonnement que nous prenons connaissance de cette attitude et l’interprétons comme un manque de volonté du Conseil fédéral d’engager une discussion publique sur la révision totale» déclare Heidi Rebsamen, secrétaire centrale.

La présidente centrale de garanto et conseillère nationale Sarah Wyss : «Nous allons examiner de près la LE-OFDF et attendons que les personnes concernées, ainsi que leur expérience et leur savoir, soient intégrés dans le processus parlementaire. Ceci justement dans le contexte où cette implication a été trop peu fréquente au préalable». Comme déjà écrit dans sa réponse à la consultation, Garanto estime que la future structure de l’OFDF doit être réglée dans la loi, tout comme l’armement du personnel. De plus, la notion de service public doit rester au premier plan. Le personnel de l’OFDF ne doit pas être obligé de collecter des données personnelles sensibles, mais doit pouvoir collecter des données fiables et les mettre à la disposition de l’économie, du peuple et de l’État. Nous demandons aussi que la caisse de prévoyance soit ancrée dans la loi. 

Intégrer les personnes concernées, leur expérience et leur savoir dans le processus parlementaire

L’OFDF est en transformation. En juin encore, la CdG-E a critiqué le Conseil fédéral pour les faits accomplis créés avec cette transformation, sans nouvelle base légale. Le Conseil fédéral a jugé inutile de communiquer qu’il avait accepté la révision totale le 24 août.

 

«C’est avec étonnement que nous prenons connaissance de cette attitude et l’interprétons comme un manque de volonté du Conseil fédéral d’engager une discussion publique sur la révision totale» déclare Heidi Rebsamen, secrétaire centrale. La présidente centrale de garanto et conseillère nationale Sarah Wyss : «Nous allons examiner de près la LE-OFDF et attendons que les personnes concernées, ainsi que leur expérience et leur savoir, soient intégrés dans le processus parlementaire. Ceci justement dans le contexte où cette implication a été trop peu fréquente au préalable».

 

Comme déjà écrit dans sa réponse à la consultation, Garanto estime que la future structure de l’OFDF doit être réglée dans la loi, tout comme l’armement du personnel. De plus, la notion de service public doit rester au premier plan. Le personnel de l’OFDF ne doit pas être obligé de collecter des données personnelles sensibles, mais doit pouvoir collecter des données fiables et les mettre à la disposition de l’économie, du peuple et de l’État. Nous demandons aussi que la caisse de prévoyance soit ancrée dans la loi.

Suspendre les transformations organisationnelles à l’OFDF dans l’attente de bases légales

En réaction au rapport de la CdG du 23 mai, le comité central a décidé d'écrire une lettre ouverte au Conseil fédéral. Transfair et APC l’ont signée également.

 

Lettre ouverte

 

Suspendre les transformations organisationnelles à l’OFDF dans l’attente de bases légales

 

Cher Président de la Confédération

Chères Mesdames et chers Messieurs du Conseil fédéral,

 

Le rapport de la Commission de gestion du Conseil des Etats sur la transformation de l'AFD en OFDF a mis en évidence les résultats suivants :

  • La nouvelle organisation de l’OFDF met le parlement devant le fait accompli.
  • L’uniformisation (y compris intégrations dans la classification de grade du Cgfr) de la partie civile de l’AFD était illégale.
  • Jusqu’à l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, il ne faut pas accélérer l’armement d’autres personnes au sein de l’OFDF.

 

Dans son travail, le personnel de l’administration fédérale est tenu de respecter des normes éthiques élevées, tout en étant soumis à un code de conduite strict pour préserver son indépendance et sa capacité d’action. Il doit appliquer et faire respecter les lois votées par le parlement avec loyauté et sans équivoque. Victimes de la transformation de l’AFD en OFDF, les employé-e-s de l’OFDF exigent maintenant le respect des lois aussi lors de la transformation organisationnelle de l’OFDF.

 

Les associations de personnel considèrent donc comme importante une prise de position substantielle du Conseil fédéral sur le rapport de la CdG-E du 23 mai 2022.

 

Sur le fond, il nous semble clair que les points soulevés par la CdG-E concernant l’uniforme et l’armement du personnel civil de l’OFDF doivent être pris en considération. De plus, il nous semble important que toutes les autres mesures visant à transformer l’organisation de l’OFDF - par exemple les programmes de formation continue « Allegra » prévus - soient suspendues jusqu’à la fin des débats parlementaires et donc jusqu’à ce que la clarté règne sur l’organisation future de la législation douanière. Pour prendre en compte la grande insécurité et le mécontentement du personnel (civil et membres du Cgfr), deux autres points importants sont à souligner, sans lesquels la transformation souhaitée ne pourra que difficilement réussir :

  • une meilleure prise en compte du personnel de l’OFDF, notamment de l’expertise des spécialistes de douane et des gardes-frontière, avant les décisions professionnelles importantes, une table ronde avec des représentants des partenaires sociaux sur le mode de contrôle à 360°, un droit d’être entendu oralement et par écrit sur tous les projets et changements importants concernant le personnel
  • une véritable transformation culturelle intégrant les deux cultures Douane et Cgfr, notamment la création d’un espace de réflexion continue, où les critiques doivent être prises au sérieux.

 

Nous vous remercions de prendre en considération nos réflexions dans votre réponse d’ici au 23 septembre.

 

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