Opposition sans compromis à la suppression de l’âge de la retraite à 60 ans

La base soutient les associations: mardi 5 septembre à Olten, les 130 gardes-frontières de toute la Suisse se sont unanimement opposés à la disparition de la retraite à 60 ans.

Lors de cette première Landsgemeinde nationale des gardes-frontières, les personnes présentes ont ouvertement exprimé leur mécontentement contre l’intention du Conseil fédéral de supprimer la retraite à 60 ans même pour les gardes-frontières sur le terrain.

Des personnalités…

A 11 heures, le conseiller national PDC soleurois et président de Transfair, Stefan Müller-Altermatt, a ouvert l’assemblée. Président central de Garanto et garde-frontière, Roland Liebi a raconté le combat des associations pour le maintien de l’âge de la retraite du Cgfr à 60 ans, et a clairement déclaré: „Nous luttons pour le maintien des acquis“.

Présidente de l’Association du personnel de la Confédération (APC), la conseillère nationale Barbara Gysi (PS/SG) a qualifié d’absurde la suppression prévue de la retraite à 60 ans. „Les péjorations des conditions de travail du Cgfr et de l’ensemble du personnel de la Confédération sont contraires à la protection de la santé et à la sécurité. Nous devons lutter à tous les niveaux là contre“.

… avec des gens du terrain

Lors de cette assemblée commune de Garanto et Transfair, les membres de Garanto étaient naturellement en majorité, à l’exception de la délégation tessinoise. Les membres romands du Cgfr étaient très fortement représentés. Président de la section Garanto Romandie, Florent Simonnet a appelé en ce lieu chargé d’histoire (c’est à Olten il y a environ 100 ans qu’a été décidée et préparée la grève générale de 1918) à combattre courageusement ensemble la suppression de la retraite à 60 ans: „Il ne faut pas avoir peur. Nous avons le droit d’exprimer notre colère. Nous sommes aussi des citoyens d’un Etat de droit démocratique“.

Secrétaire générale de Garanto, Heidi Rebsamen a de plus souligné les conséquences négatives pour la santé du travail en équipes. Pour les gardes-frontières s’ajoute le fait qu’il travaille dehors par tous les temps, souvent avec de lourds équipements.

Un représentant des cadres du Cgfr a aussi mis en évidence les nombreuses difficultés qu’une hausse de l’âge de la retraite à 65 ans entraînerait pour l’organisation et la planification.

Résolution adoptée à l’unanimité

Après une vive discussion sur les éventuelles mesures de lutte pour le maintien de la retraite à 60 ans, l’assemblée extraordinaire a décidé d’actions à la frontière, ainsi que la sensibilisation de la population à notre cause via les médias. En outre, chaque Conseiller fédéral doit être invité à accompagner les gardes-frontières sur le terrain durant une nuit. Peu avant 14h, les personnes présentes ont adopté à l’unanimité une résolution contre l’élévation de l’âge de la retraite à 65 ans.

Les différents médias étaient aussi bien représentés. Leurs contributions étaient en général favorables comme on l’a vu le soir même, les commentaires de lecteurs et leur „likes“ bien présents sur les sites des grands médias („Blick“, „20minutes“). En Suisse romande, le soutien était plus grand („likes“) qu’en Suisse alémanique où le ton des lecteurs était principalement négatif vis-à-vis de la retraite du Cgfr à 60 ans.

Oscar Zbinden, chargé de l’information 

1ère Landsgemeinde des gardes-frontières à Olten

L’avis de la base

Comme chaque Landsgemeinde, celle-ci a aussi donné lieu à des interventions particulières de la base, dont voici des extraits:

Un garde-frontière: „Contrairement à l’époque, un garde-frontière âgé doit aujourd’hui accomplir les mêmes prestations qu’un garde-frontière de 25 ans. S’il n’y arrive pas, il risque une mauvaise évaluation du personnel“.

Un autre collègue se sent „trahi par le Conseil fédéral: le délai transitoire n’est même pas encore terminé qu’arrive déjà la prochaine péjoration massive. La procédure politique est une honte!“

Un autre garde-frontière: „Lorsque je suis entré dans le Cgfr, la promesse nous a été faite que nous partirions à la retraite anticipée à 58 ans, afin de compenser le salaire peu élevé et le travail de jour comme de nuit. Tout cela ne compte plus, mais c’est impossible! Ils ont un contrat avec nous, qui doit être honoré“.

Une garde-frontière tessinoise: „Il s’agit de notre santé sur laquelle les gardes-frontières ont aussi un droit“.

Les jeunes gardes-frontières non plus ne sont pas indifférents à l’idée de travailler 5 ans de plus. Même lorsqu’ils sont encore à trente ans ou plus de la retraite, ces jeunes font le calcul. Ils refusent toute nouvelle péjoration massive de leurs conditions de travail et perspectives. „Cela signifie simplement travailler beaucoup plus longtemps ou beaucoup plus“ dénonce un collègue de Suisse orientale.


Le conseiller national Stefan Müller-Altermatt (PDC/SO) a enfin appelé à voter deux fois OUI à la réforme de la Prévoyance vieillesse 2020 le 24 septembre 2017.



Oscar Zbinden, chargé de l’information

 

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